Atelier « L'échauffement de prise de poste »: une routine de prise de poste sur chantier
Un atelier de 45 minutes pour installer une routine qui continue après le passage du coach: une séquence apprise, un déclencheur fixé et un relais désigné dans l'équipe.

Mis à jour le 24 octobre 2026
« Le mouvement entretient la fonction »
Le corps s'adapte à ce qu'on lui demande: les mouvements qu'on fait chaque jour s'entretiennent. C'est la réponse de l'atelier à la phrase qu'on entend le plus chez ceux qui ont mal: « à mon âge, c'est foutu ». On ne cherche pas à retrouver ses vingt ans: on garde les mouvements dont le métier a besoin, et c'est valable à tout âge.
L'objectif: repartir avec une séquence apprise, un déclencheur fixé et un relais désigné. À la sortie, l'équipe sait quoi faire, à quelle heure, et qui lance l'échauffement.
Les trois freins que l'atelier lève
- Le regard des autres: « on va pas s'échauffer dans la rue, devant les passants ». Les premières fois, c'est gênant ; au bout de quelques semaines, on n'y pense plus. Le coach s'appuie sur ceux du groupe qui le font déjà.
- « J'ai pas le temps »: l'échauffement s'accroche à un moment qui existe déjà (l'arrivée sur le chantier, le café, le briefing) et ce temps fait partie du travail.
- « À mon âge, c'est foutu »: l'objection la plus dure, souvent portée par ceux qui ont le plus mal. L'atelier y répond par sa phrase, et par des gestes que chacun peut faire.
45 minutes, trois temps
- 15 minutes
S'échauffer
Chacun dit où il a mal en ce moment ; le coach repère les zones qui reviennent. Puis la séquence, zone par zone: « montrez-moi ce que vous faites », les participants montrent leur geste, le coach propose sa version et dit ce qu'elle change pour la tâche du jour.
- 20 minutes
Comprendre
Moteurs et amortisseurs: les hanches et les épaules produisent le mouvement, les genoux et les coudes le transmettent. Une démonstration montre ce qui se passe quand les premières ne travaillent pas. Puis un participant reprend la séquence complète et la mène pour le groupe ; le coach se met en retrait et ne corrige que ce qui présente un risque.
- 10 minutes
Mettre en place un rituel
Le déclencheur: une alarme à l'heure de démarrage, ou un moment qui existe déjà. Un référent est désigné, avec une rotation prévue pour que tout ne repose pas sur une seule personne. Chacun nomme un geste qu'il fera le lendemain ; la séquence est remise en PDF, à afficher en base vie.
Les gestes, expliqués
- Soleils (poignets): bras tendus devant soi, tourner les mains dans un sens puis dans l'autre ; puis la même chose, coudes le long du corps. 10 par position.
- Flexions-extensions des chevilles: passer de la pointe des pieds aux talons, lentement, avec un appui si besoin. 20 répétitions.
- « Oui, non, peut-être » (cou): épaules remontées vers les oreilles, hocher la tête pour dire oui, non, puis peut-être. 10 par mouvement.
- Flexions-extensions de la colonne: debout, regard vers le ciel, puis se pencher vers le sol en déroulant le dos vertèbre par vertèbre. 10 répétitions.
- Applaudissements (épaules): taper dans ses mains coudes pliés devant les yeux, puis derrière les fesses ; puis bras tendus au-dessus de la tête, et derrière les fesses. 10 par variante.
- Squat avec check (hanches): en cercle, s'asseoir sur une chaise imaginaire et toucher le sol des deux mains, puis se relever et taper dans les mains de ses voisins. 20 répétitions.
- Poussée et tirage avec un partenaire (abdominaux): pousser paume contre paume en résistant, abdominaux serrés, puis tirer doigts entrelacés, bassin abaissé. 2 fois 30 secondes.
Les gestes sont adaptés au groupe: le coach part des douleurs déclarées en début de séance et reprend les outils et les postures de vos équipes.
À combiner dans une journée
Porter sans casser
Trois positions de saisie, une charge progressive et quatre situations où l'on demande de l'aide.
Le dos sous contrainte
Quatre zones du dos, deux rôles et une règle simple, pratiqués avec et sans charge.
Moteurs et amortisseurs
Une lecture simple du corps et des gestes pour l'épaule, zone la plus déclarée sur nos journées.
Voir avant de marcher
Une routine de repérage sur trois niveaux et des exercices visuels de quelques secondes.
Le corps assis
Un réglage de poste, une routine de deux minutes et un déclencheur de pause.
Vos questions
Combien de temps dure l'atelier « L'échauffement de prise de poste »?
45 minutes, pour une quinzaine à une vingtaine de personnes, en trois temps: 15 minutes d'échauffement, 20 minutes pour comprendre, 10 minutes pour mettre en place le rituel.
Et après l'atelier, qui lance l'échauffement?
Le relais désigné pendant l'atelier. Pour que la pratique dure, le coach peut revenir au rythme fixé ensemble et suivre ce référent à chaque passage: voir le référent échauffement et l'échauffement sur chantier.
Peut-on l'intégrer à une journée sécurité?
Oui. Il s'enchaîne en rotation avec d'autres ateliers, et plusieurs coachs peuvent l'animer en parallèle.
Est-ce finançable?
Nos ateliers relèvent de la sensibilisation aux TMS: ils sont éligibles à la subvention FIPU, sous ses conditions. Voir le guide de la subvention FIPU.
Quel est le tarif?
Le chiffrage dépend du nombre de groupes et de coachs, du lieu et des supports créés pour vos métiers. Il vous est remis après le diagnostic offert.
Décrivez votre projet
Nombre de participants, dates, lieu, objectif: quelques lignes suffisent. Nous revenons vers vous avec une proposition. Nous répondons sous 48 heures ouvrées.
Le formulaire se charge. S’il n’apparaît pas, écrivez-nous à contact@humantohero.fr.
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