Human to Hero
Étude de cas · Sport en entreprise · Tertiaire

Sport en entreprise dans un cabinet d’avocats parisien

Trois ans de séances hebdomadaires. Comment nous avons installé le sport dans un cabinet d’avocats parisien, à l’initiative du comité wellbeing plutôt que pour une urgence santé. Et comment deux personnes qui avaient un rapport compliqué à leur corps sont devenues régulières.

3 ans
de programme, aujourd’hui terminé
2 / sem.
séances hebdomadaires
10–15
collaborateurs par séance
100%
remplacements coachs assurés
Le contexte

Le cabinet ne cherchait pas à résoudre un problème. Il voulait offrir quelque chose.

Une démarche de prévention part souvent des TMS, des arrêts de travail ou des risques psychosociaux. Ici, le cabinet voulait mettre du sport collectif à disposition des avocats et des salariés, pour le bien-être.

Le constat de fond reste le même que partout en tertiaire. 8 à 10 heures par jour assis devant un écran. L'INRS consacre un dossier aux postures sédentaires comme risque professionnel. Dans ce cabinet, pourtant, l’angle d’entrée n’était pas le risque. Un comité wellbeing existait déjà depuis un moment. Il poussait sur les conditions de travail et la RSE. Le cabinet avait commencé à organiser quelques courses parisiennes, avait lancé un peu de running entre collègues. Ces initiatives ne suffisaient pas à créer une cohésion durable.

Côté Human to Hero, on est arrivés à ce moment précis. Nicole, l’office manager, a porté le sujet en interne.

Le vrai obstacle

Dans un cabinet d'avocats, faire passer le sport en entreprise dépend de trois conditions.

C'est un sujet de process. Le sport collectif fait du bien, tout le monde le sait. Trois conditions doivent être réunies en même temps pour que le projet se fasse. Voici celles que nous avons portées avec Nicole pendant la phase de lancement.

La validation par les Managing Partners

Le sport collectif en entreprise n'est jamais obligatoire. C'est un coût récurrent. Sans conviction au niveau associés, aucun budget ne se débloque. Nicole a passé du temps à parler avec les MP en direct. C'est ce qui a fait basculer la décision.

Le local et la douche

Pas de séance de sport possible sans un endroit où se changer et se rincer. Ici, une douche existait déjà. Et il y avait une salle de réunion à refaire pour l'hiver qui a fini par servir d'espace adapté. Si l'une des deux conditions avait manqué, on n'aurait pas signé.

L'intuition que les gens viendront

La vraie question des associés : « est-ce que les équipes viendront vraiment ? ». Personne ne peut répondre à cent pour cent avant d'avoir essayé. La réponse, on l'a eue après quelques semaines. Elle n'a pas changé pendant trois ans.

Le programme

Deux séances par semaine, sur site, pendant trois ans.

Le format a été calibré pour une population sédentaire de bureau. Les deux séances contribuent à l'activité physique recommandée par l'Anses chez les adultes. Un volet posture-respiration. Un volet cardio-renfo. Côté cabinet, un seul interlocuteur pour la logistique : Nicole.

01

1 séance Pilates par semaine

Mobilité articulaire, gainage profond, respiration. Le cours était calibré pour des journées de bureau passées assis. Format ouvert à tous les niveaux, accès simple pour ceux qui n'avaient jamais pratiqué.

02

1 séance fitness HIIT par semaine

Cardio, force, intensité progressive. Pour ceux qui voulaient se dépenser. Public mixte, exercices régressifs sur demande, aucun jugement de niveau.

03

Coachs réguliers, remplacements assurés

Le même coach principal animait la majorité des séances. Quand un imprévu survenait, un autre coach formé prenait le relais. Aucune séance n’a sauté. Ce point logistique compte pour la confiance des associés et la fidélité des collaborateurs.

04

Suivi continu côté office manager

Du premier RDV au dernier mois, Nicole a eu un interlocuteur dédié. On a ajusté quand un format ne prenait pas. On a bougé des créneaux quand l'agenda du cabinet le demandait. C'est ce qui fait revenir, au-delà de la séance.

Trois ans plus tard

Sur ce cas, on n'a pas les chiffres d'un chantier BTP. On a les histoires.

Nous n’avons pas ici de chiffres d’AT-MP ou de participation comparables à ceux d’un chantier. Voilà ce qu'on a vu sur trois ans, et ce que Nicole a vu de l'intérieur.

1
10 à 15 personnes par séance, sur trois ans. Le noyau d’habitués est resté stable.
2
Deux personnes avec un rapport compliqué à leur corps, qu'on imaginait peu probables sur ce type d'activité, sont devenues régulières. L'une d'elles a explicitement dit qu'elle « s’était approprié son corps en venant ».
3
La peur du jugement a reculé. La répétition d’un cours bienveillant a permis à chacun de trouver sa place sans avoir à le demander.
4
Les liens créés ont débordé sur le hors-séance. Selon Nicole, les liens se sont créés « en séance mais aussi en dehors ».
5
Aucun décrochage de fréquentation en trois ans. Quand on a demandé à Nicole ce qui pourrait arrêter le programme, sa seule réponse a été : un manque de budget. La motivation côté équipe n'a jamais été un sujet.

« Pour moi ce n'était pas un problème à résoudre. C'était un cadeau qu'on voulait mettre à disposition des avocats et des salariés. Améliorer la santé physique et mentale. Créer de nouveaux liens, en séance mais aussi en dehors. [Human to Hero] est tombé du ciel pile au bon moment. »

Nicole, Office manager d'un cabinet d'avocats parisien

« Deux personnes qui avaient un rapport compliqué à leur corps sont devenues régulières. L'une d'elles s'est approprié son corps en venant. »

Nicole

« Souplesse, professionnalisme, écoute. Tout se passe merveilleusement bien. Même les mails de factures sont liants. »

Nicole

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