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Sédentarité au travail: les repères 2026 et ce qu'on peut faire au bureau

L'Anses recommande de se lever et de marcher 3 à 5 minutes, idéalement toutes les 30 minutes (avis du 28 août 2025). Le repère européen repris par l'INRS est de rester assis moins de 5 heures par jour au travail. Le sport à la pause déjeuner ne réduit pas ce temps assis.

Vue de dos d’une personne assise à son bureau devant un écran, dans une pièce éclairée par une fenêtre
Photo: Pexels, sur Pixabay

Mis à jour le 24 octobre 2026

Qu'est-ce que la sédentarité au travail?

Le temps passé assis ou allongé, éveillé, avec une très faible dépense d'énergie: 1,5 MET ou moins, selon la définition reprise par l'INRS (brochure ED 6494, juin 2024). Elle se distingue de l'inactivité physique: on peut faire du sport le soir et rester sédentaire toute la journée au travail.

Lors de sa journée technique du 13 octobre 2026, « Postures sédentaires au travail. Tous concernés! », l'INRS a rappelé que les postures sédentaires sont un facteur de risque indépendant du niveau d'activité physique, et qu'elles figurent dans le Plan santé au travail 2026-2030 (action 5.9). Selon l'étude Inca 3 citée par l'Anses, les adultes passent en moyenne 7 heures assis par jour, et 38 % d'entre eux plus de 8 heures.

Rester debout sans bouger ne règle pas le problème: c'est encore 1,5 à 1,6 MET, presque sédentaire. L'INRS résume: il n'existe pas de posture idéale, l'idéal est de varier les postures. Dans nos ateliers, nous le disons ainsi: « La position assise n'est pas le problème. Sa durée l'est. »

Quels sont les repères officiels en 2026?

Se lever et marcher 3 à 5 minutes, idéalement toutes les 30 minutes, et rester assis moins de 5 heures par jour au travail. Aucune loi ne fixe de durée maximale assise: ce sont des repères de santé publique.

RepèreSource et date
Se lever et marcher 3 à 5 minutes, idéalement toutes les 30 minutes ; l'effet baisse au-delà d'une heure, surtout après les repasAnses, avis du 28 août 2025
Moins de 5 heures assis par jour au travailEU-OSHA (2020), repris par l'INRS
Pas de durée minimale: toute interruption du temps assis compte, et la marche est la pause la mieux étudiéeINRS et Anses, journée technique du 13 octobre 2026
Le sport à la pause déjeuner ne réduit pas le temps assis au travailINRS, ED 6494 (juin 2024)
Interventions qui combinent aménagement, organisation et sensibilisation: environ 90 minutes assis en moins sur une journée de 8 heuresSanté publique France, synthèse des revues 2012 à 2022 et revue de 2025, présentée le 13 octobre 2026

Repères relevés le 13 octobre 2026 lors de la journée technique de l'INRS et vérifiés sur les documents de l'Anses et de l'INRS cités.

La sédentarité est-elle un risque professionnel?

Oui: l'INRS l'a qualifiée de risque professionnel en conclusion de sa journée du 13 octobre 2026. Il recommande d'abord de sensibiliser tous les acteurs, puis d'agir sur l'organisation du travail. Elle s'évalue dans le document unique (DUERP), comme les autres risques.

L'INRS propose trois questions pour l'évaluer: y a-t-il des postures assises à très faible dépense d'énergie? Quelle est l'exposition (périodes de plus de 30 minutes sans se lever, durée cumulée sur la journée)? Quelles actions inscrire au plan d'actions du DUERP?

Les pauses actives sur le temps de travail sont une action de l'entreprise dans sa démarche de prévention. Elles se distinguent de la promotion de l'activité physique (trajets, pause déjeuner, cours de sport), que l'INRS traite comme une autre démarche.

Qu'est-ce qui marche au bureau?

Combiner l'aménagement, l'organisation et la sensibilisation. Selon Santé publique France, ces interventions combinées réduisent le temps assis d'environ 90 minutes sur une journée de 8 heures. Un équipement installé sans sensibilisation reste souvent inutilisé: c'est ce qu'un service de prévention et de santé au travail d'Ille-et-Vilaine a montré, avec trois cas, lors de la même journée.

Ce que l'INRS cite

  • L'organisation: alterner les tâches et les postures, laisser la possibilité de pauses actives.
  • L'environnement: imprimantes à l'écart des postes, mobilier haut dans les espaces communs.
  • Le poste: un bureau à hauteur variable, qui n'a de sens qu'avec une sensibilisation à son usage.
  • Des gestes sans coût: se lever pour un appel, aller voir un collègue plutôt que lui écrire, un rappel toutes les 30 minutes.

Ce que nous constatons

Lors de journées sécurité organisées en octobre 2026 par un groupe de services à l'énergie, nous constatons que les salariés des bureaux demandent d'abord du matériel (bureaux assis-debout, chaises) et attendent des solutions de leur employeur.

Le sport à la pause ou un échauffement le matin suffisent-ils?

Non. Le sport à la pause déjeuner lutte contre l'inactivité physique, pas contre le temps assis (INRS, ED 6494). Un échauffement court à la prise de poste, suivi d'une journée assise, n'apporte rien contre les postures sédentaires: l'INRS l'a dit le 13 octobre 2026.

Ces activités restent utiles pour la santé et pour le collectif. Mais la prévention de la sédentarité se joue pendant le temps de travail, par des pauses courtes et fréquentes que chacun fait lui-même.

Les séances collectives au bureau, comme celles que nous animons avec un coach sportif en entreprise, relèvent de la promotion de l'activité physique: elles ne remplacent pas ces pauses. Pour apprendre les pauses actives en équipe et fixer un rythme au poste, voir l'atelier travail assis au bureau.

Que faire dès cette semaine?

Des gestes simples, qui ne coûtent rien et suivent les repères de l'Anses et de l'INRS.

  • Se lever toutes les 30 minutes et marcher 3 à 5 minutes, par exemple à chaque appel téléphonique.
  • Tenir debout les réunions courtes.
  • Éloigner l'imprimante du poste.
  • Aller voir un collègue plutôt que lui écrire.
  • Varier les postures dans la journée, sans chercher la posture parfaite.
  • Évaluer la sédentarité dans le DUERP et en parler avec le service de prévention et de santé au travail.

Sédentarité au travail: vos questions

Combien de temps peut-on rester assis au travail?

Aucune loi ne fixe de durée maximale. Le repère européen repris par l'INRS est de rester assis moins de 5 heures par jour au travail (EU-OSHA, 2020), en se levant 3 à 5 minutes idéalement toutes les 30 minutes (Anses, 28 août 2025).

Toutes les combien faut-il se lever?

Idéalement toutes les 30 minutes, pour marcher 3 à 5 minutes (Anses, avis du 28 août 2025). L'effet baisse au-delà d'une heure assis, surtout après les repas. Toute interruption compte, même courte.

Un bureau debout règle-t-il le problème?

Pas seul. Rester debout sans bouger reste presque sédentaire (1,5 à 1,6 MET), et rester debout toute la journée pose d'autres problèmes. L'INRS recommande de varier les postures ; un bureau à hauteur variable n'a de sens qu'avec une sensibilisation à son usage.

Le sport à la pause déjeuner compense-t-il la journée assise?

Non. Il lutte contre l'inactivité physique, mais ne réduit pas le temps assis au travail (INRS, ED 6494, juin 2024).

La sédentarité doit-elle figurer dans le document unique?

L'INRS la traite comme un risque professionnel et invite à l'évaluer dans le DUERP: postures assises à très faible dépense, périodes de plus de 30 minutes sans se lever, durée cumulée sur la journée, puis actions au plan de prévention (journée technique du 13 octobre 2026).

Sources

  • Anses, avis du 28 août 2025 (saisine 2025-SA-0031) ; étude Inca 3.
  • INRS, brochure ED 6494 sur les postures sédentaires au travail (juin 2024).
  • INRS, journée technique « Postures sédentaires au travail. Tous concernés! », 13 octobre 2026: interventions de l'INRS, de l'Anses et de Santé publique France.
  • EU-OSHA, repère de moins de 5 heures assis par jour au travail (2020), cité par l'INRS.
  • Santé publique France, synthèse des revues sur les interventions contre la sédentarité au travail (2012 à 2022) et revue de 2025.
Diagnostic offert, 20 minutes

Moins de temps assis dans vos bureaux

Un échange de 20 minutes pour faire l'état des lieux et voir si nous pouvons vous accompagner.